COURS PARTICULIERS
ET SOUTIEN SCOLAIRE
À TOULOUSE

Réflexion sur le clivage disciplinaire dans l'université.

De tout temps, le savoir et sa transmission a constitué une question fondamentale dans l’histoire des civilisations. Il s’agit du point de départ de tout développement que peut connaître une société, il est donc crucial de donner toute l’importance nécessaire à une telle problématique.

Ce dernier postulat est plus que jamais avéré dans nos sociétés dites “de la connaissance”, ou l'accès à l’éducation est un droit fondamental de l’Homme.

La formalisation et la retransmission du savoir a beaucoup évolué. Au départ, nous avions des savants qui disposaient de connaissances dans divers domaines, un médecin pouvait être botaniste, météorologue, philosophe et théologien. L’évolution du monde s’est caractérisée par une tendance à la spécialisation, et ce, pour deux raisons principales :

-Dans un souci de formalisation à des fins de transmission, il a fallu spécifier les différents champs d’étude pour avoir des “cours” plus ou moins structurés.

-Le savoir étant cumulatif dans le temps, les contenus étaient de plus en plus riches et nous arrivions à formaliser de plus en plus de choses. Ainsi, quelqu’un qui fait de la médecine prendra de plus en plus de temps à s'intéresser à d’autres champs, car le savoir en médecine est lui-même de plus en plus vaste.

Cette tendance à la spécialisation n’a cessé de se prolonger pour en arriver au point où nous en sommes aujourd’hui avec des milliers de filières, de types de diplômes, de disciplines, etc…

Cette évolution est, pour beaucoup, synonyme de progrès sans critique aucune sur la nature de cette tendance.

En effet, il serait judicieux d’observer que le clivage disciplinaire est en fin de compte le résultat contraint de l’accumulation et de la transmission de la connaissance tel que nous l’avons dit plus haut.

Le problème qui se pose est le suivant :

Dans la réalité, les disciplines n'existent pas en tant que telle, car il ne s’agit en fin de compte que d’une construction théorique de diverses représentations ou perceptions du monde. La réalité est bien plus complexe que dans les universités. Complexe trouve d’ailleurs son origine étymologique dans le mot latin complexus qui signifie : “ce qui est tissé ensemble”.

Le domaine des sciences sociales est particulièrement concerné par cette caractéristique, la criminalité, par exemple, constitue-t-elle une variable du champ de l’économie, de la sociologie, psychologie, démographie, politique…? La question est une réponse en elle-même, car on ne peut envisager isoler ces différents aspects dans la réalité, il s’agit d’un même phénomène.

C’est ainsi que nous pouvons nous poser la question de la pertinence du clivage disciplinaire et de ses inconvénients. La configuration du format de la transmission du savoir à travers les disciplines permet-elle d’étudier la réalité comme il le faudrait ? La question sous-jacente serait de savoir si ce clivage disciplinaire ne conditionnait pas la représentation des choses chez les individus.

Viacours prend pleinement parti dans cet article pour dire que la complexité de la réalité ne doit pas être mise de côté par soucis de simplification et que des réflexions plus profondes doivent être menées dans le sens de l’amélioration de la configuration universitaire actuelle.

C’est une cause qui en vaut la peine ...